ERICE

Erice

A 756 mètres d'altitude, perché sur le mont San Giuliano, à 12 kilomètres de Trapani,                        Erice est assurément l'un des plus beaux villages de Sicile.

Lundi 29 juillet - C'est notre dernier jour avec Marie-Claude et Emmanuel. Nous terminons sur une note majestueuse : Erice. Nous partons assez tôt de Trapani, nous trouvons à nous garer dans une rue en haut de la ville, pas trop loin du téléphérique pour monter à Erice. Il y a possibilité d'y aller en voiture, mais pour avoir déjà fait l'ascension avec le funivia deux ans auparavant, il nous semble que c'est vraiment le meilleur moyen pour découvrir en environ 10 minutes de montée le panorama incroyable sur Trapani et les îles Egades.

Nous arrivons un peu trop tôt, la station n'ouvre qu'à 11H00. Nous attendons l'heure H à la terrasse d'un bar, tout en haut de la très longue via Manzoni dont la vue s'étend jusqu'à Levanzo. Et puis enfin le voyage commence!

Nous entrons dans Erice par la porte de Trapani, à l'extérieur des anciennes murailles de défense cyclopéennes des premiers habitants (elimos, phéniciens et carthaginois). Nous commençons la visite par la chiesa matrice, la cathédrale de l'Assomption néogothique construite au début du XIIIème siècle et beaucoup remaniée au fil du temps.

François et moi escaladons les 113 marches du campanile de 28 mètres, construit vers la fin du XIIIème siècle, au moment de la guerre des Vêpres siciliennes. Il faisait fonction de tour de guet, puis fut transformé en beffroi. De là-haut, la vue est à couper le souffle.

Je zoome sur les salines, dont l'étendue est impressionnante vue du Mont San Giuliano. Au niveau de la mer, on ne s'en rend pas compte.

Salines
Salines

La vue sur les toits d'Erice est sympa aussi, tout comme celle sur la cathédrale, à hauteur de la rosace. Les gens sont tout petits en bas!

Les toits d'Erice
Les toits d'Erice
Chiesa matrice
Chiesa matrice
Face au Duomo d'Erice
Face au Duomo d'Erice

Puis nous empruntons au hasard les ruelles pavées de cette petite merveille médiévale. Nous sommes seuls au monde! Les visiteurs doivent s'entasser dans le même périmètre car nous ne croisons personne. Comme souvent en Sicile, j'ai faim, et j'avais repéré lors de notre première visite un restaurant qui s'appelait Ulisse (le nom m'avait plu!). Coup de bol, nous tombons dessus. Il n'est pas possible de manger en terrasse en raison du vent. Il n'y a pas grand-monde à l'intérieur non plus, à part une famille française.

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La commune d'Erice compte plus de 25 000 habitants, mais la plus grande partie de la population vit en bas, à côté de Trapani. Le bourg lui-même ne possède que 500 habitants environ.

Après le resto, nous continuons notre périple au hasard. Nous retrouvons un peu de vie dans les ruelles où se succèdent les boutiques de souvenirs, avec leurs devantures et leurs murs colorés.

Il est très agréable de se balader au hasard, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Le petit bourg d'Erice est constitué de terrasses panoramiques, de ruelles étroites, d'anciens palais, et d'innombrables églises. Nous découvrons entre autres la chiesa di San Cataldo.

Nous avançons encore un peu dans les ruelles commerçantes, et traversons un jardin public avant de découvrir un promontoir absolument incroyable, un lieu fantastique qui surplombe le littoral entre Trapani et les îles Egades et la péninsule de San Vito lo Capo. 

Vue du jardin public
Vue du jardin public
Monte Cofano
Monte Cofano

Devant nous, le Parc Naturel du Monte Cofano et la Riserva Dello Zingaro. C'est juste un panorama de dingue.

Nous nous trouvons sur la pointe sud-est d'Erice, là où est situé le châteaux fort de Venere (Castelo di Venere), une construction normande du XIIe siècle surplombant la mer et la plaine, construit au-dessus d'un temple romain (Venere Ericina). En contrebas se trouve la Torre Pepoli, du nom du Comte Augustin Pepoli (1848 - 1911), à la fois savant, collectionneur et mécène. Située dans un endroit peu banal, cette tourelle contribue à la beauté du paysage.

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Nous ne sommes pas au bout de notre émerveillement, de tous les côtés il y a des promontoirs splendides et des panoramas extraordinaires.

Il est difficile de s'arracher à un paysage aussi fabuleux, mais nous finissons par redescendre au téléphérique en profitant le plus possible de la splendeur que nous offrent les ruelles pavées et les vieilles bâtisses. 

Cette fois, contrairement à notre précédente visite deux ans auparavant, il a fait réellement beau et chaud, l'humidité de la mer associée à l'altitude n'a génèré que très peu de nuages, laissant apparaitre toute la majesté d'Erice sous le soleil.

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