Catherine Banner, "La maison Au Bord de la Nuit"

29/10/2019

"Une île, un siècle d'amours, de drames, de petits prodiges et de grands miracles.

Au large de la Sicile, sur l'île de Castellamare, caillou fertile bercé par le sirocco et les légendes locales, Amedeo Esposito peut enfin poser ses valises. Élevé à l'orphelinat de Florence, ce médecin a un don pour le bonheur. Or, l'île lui réserve bien des surprises. À commencer par l'amour : partagé entre deux femmes, Amedeo fait le choix de bâtir avec l'une. Et qu'importe si l'abandon de l'autre lui coûte sa réputation et son titre de médecin ; avec celle qu'il épouse et les quatre enfants qu'elle lui donne - dont Maria-Grazia, la rescapée, la prunelle de ses yeux - Amedeo restaure une vieille bâtisse surplombant l'océan et rouvre le café qu'elle abritait. C'est ici, dans la Maison au bord de la nuit, sur fond de guerre ou de paix, de crise ou de prospérité, que trois générations d'Esposito vont vivre, mourir, aimer, se déchirer, s'effondrer et se relever, sous le regard de la sainte patronne locale, Sant'Agata, toujours prompte à réaliser quelques miracles...Dans cette saga familiale qui témoigne d'une maîtrise romanesque rare, Catherine Banner donne vie à une constellation de personnages inoubliables."

Le pitch est un peu trop enthousiaste, je cherche encore "la maîtrise romanesque rare" de l'auteure. "La maison au bord de la nuit" est un bouquin sympa, de détente, mais sans plus. S'il est intéressant de suivre l'évolution de l'île sur un siècle, avec l'histoire italienne en toile de fond, les personnages sont sans âme. On les aime bien, mais on ne s'attache pas à eux plus que ça. L'ensemble manque de souffle. J'aurais aimé pleurer la mort d'un des personnages les plus attachants du roman, ou détester les fascistes, avoir de l'affection pour les pêcheurs de l'île, m'enthousiasmer devant la volonté farouche de Maria Grazia, mais non, même pas (sauf pour les fascistes, mais c'est une réaction naturelle!). L'île, qui devrait être fantastique comme l'est réellement la Sicile, est presque reléguée au second plan alors qu'elle devrait être un des personnages centraux du roman. Il y a des livres bien pires, dont on ne va pas jusqu'à la fin, ce n'est pas le cas ici, mais l'ensemble est un peu décevant pour qui s'intéresse à l'Italie et a la Sicile dans le coeur.